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Bunuel, la liberté est un fantôme

Du coup de rasoir qui servit de prologue au Chien andalou (1929) à l’explosion finale de Cet obscur objet du désir (1977), Luis Bunuel est resté fidèle au surréalisme de sa jeunesse. L’humour était l’arme absolue de cet athée de génie contre lequel se déchaînèrent les ligues d’extrême droite, les censures chrétiennes et la presse bien-pensante. Il faut dire que ses bonnes farces, volontiers sacrilèges, ont toujours pris pour cibles les piliers de l’ordre bourgeois.
Avec lui le scandale devenait salutaire, unissant dans la même déroute le sabre, la paire de menottes et le saint-sacrement. Luis Bunuel était né avec le siècle. Il restera le cinéaste du siècle. Sa vie et son oeuvre se confondent en un perpétuel défi aux forces d’oppression politiques, religieuses ou culturelles. Au sein d’une filmographie riche comme unemesse buissonnière, le mot CHEF-D’OEUVRE s’applique aussi bien à un plan isolé ou à une séquence d’une production de commande qu’à des sommets
comme L’âge d’or, Los Olvidados, El, Viridiana, L’ange exterminateur, La voie lactée ou Le charme discret de la bourgeoisie.

« La liberté est un fantôme.
C’est un fantôme de brume. L’homme le poursuit,
croit l’attraper, et il ne lui reste qu’un peu de brouillard dans les mains ».

Les films de la rétrospective

Viridiana - 1961
L'Ange exterminateur - 1962
Simon du désert - 1965

Où voir la rétrospective

Retrouvez la rétrospective sur www.bunuel-libertefantome.com
Viridiana
L'ange exterminateur
Simon du désert